Garantir la place du Canada dans l’espace

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Le Canada est un chef de file en robotique spatiale, en communications satellitaires, en observation de la Terre et en science spatiale

Peu de gens se rendent compte que le Canada était le troisième pays à conquérir l’espace en 1962, après les superpuissances des États-Unis et de l’ex-URSS. Cette réalisation et les nombreuses réalisations qui ont suivi ne sont pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’une vision audacieuse, de choix délibérés et d’investissements stratégiques des gouvernements de l’époque. Lorsqu'il s’agit d'espace, les gouvernements doivent jouer un rôle prépondérant.

Aujourd'hui, grâce à sa vision et à ses choix, le Canada est un chef de file mondial reconnu dans le domaine de la robotique spatiale, des communications par satellite, de l'observation de la Terre et de la science spatiale. Son secteur spatial diversifié comprend certaines des entreprises, universités et institutions de recherche les plus novatrices au Canada employant les plus brillants esprits. En 2016, le secteur spatial a généré des revenus de 5,5 milliards de dollars, a employé 10 000 Canadiens (41% de personnel hautement qualifié), a créé environ 22 000 emplois au Canada et a contribué 2,3 milliards de dollars au PIB.

L'espace touche la vie des Canadiens 20 à 30 fois par jour, qu’il s’agisse des prévisions météorologiques, de l’utilisation d'un guichet automatique, de la consultation d'une carte sur un téléphone intelligent, du téléchargement de films ou de la gestion du trafic aérien et terrestre. Son omniprésence sera encore plus grande à l’avenir, dans l’avenir imminent des voitures autonomes, des villes intelligentes et de la robotique autonome à intelligence artificielle avancée.

Qu’en sera-t-il pour le Canada de demain? Ça dépend.

Contrairement à d'autres pays qui ont augmenté leurs investissements dans l'espace, le Canada fait face à une baisse de ses investissements depuis de nombreuses années et n'a aucun plan spatial à long terme depuis des décennies. En 1992, nous étions au 4e rang des dépenses en proportion du PIB parmi les pays du G7, en 2016 nous étions derniers. Si l’on considère tous les pays conduisant des activités spatiales, nous sommes passés du 8e au 18e rang.

Les années de baisse des investissements pourraient bien tirer à leur fin. Le gouvernement actuel a fait de l’investissement dans l’innovation une priorité; a nommé un Comité consultatif de l’espace canadien; et élabore une stratégie spatiale à long terme. Le plus tôt sera le mieux, car des décisions urgentes doivent être prises. La décision la plus pressante à prendre est probablement celle de savoir si le Canada participera ou non au prochain grand projet d’exploration de la communauté spatiale internationale.

Les États-Unis, l'Europe, le Japon et la Russie prévoient actuellement un retour sur la Lune dans les années 2020. La NASA construira une petite station spatiale en orbite autour de la Lune, servant de base à l'exploration lunaire et de portail en orbite lunaire pour l'exploration de l’espace lointain. La communauté internationale s'attend à ce que le Canada participe à cette mission et fournisse une intelligence artificielle et une robotique avancées, comme par le passé. C’est un engagement stratégique assez modeste qui affirme notre place en tant que partenaire à part entière de la mission. Il ouvre la porte à la participation de nos astronautes à de futures missions spatiales et, éventuellement, à d’autres contributions telles que les rovers de surface lunaires et les technologies de médecine spatiale.

Compte tenu de la distance qui sépare le portail en orbite lunaire et la Terre (la Station spatiale internationale est à 400 km, et le portail à 400 000 km), le Canadarm de troisième génération intégrerait des capacités décisionnelles beaucoup plus autonomes en utilisant l'intelligence artificielle (IA), des robots et des logiciels à la pointe de la technologie. Les plus grands et plus brillants esprits du Canada, y compris de nombreux membres de MDA, devront être mobilisés pour concevoir et élaborer des solutions technologiques qui repousseront les limites de la science, de la technologie, du génie et des mathématiques, contribuant ainsi à l'avancement de l'économie du savoir du Canada au cours des deux prochaines décennies dans des domaines essentiels à notre compétitivité.

Par contre, aucun engagement n'a été pris jusqu'à présent.


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Positionner le Canada pour la nouvelle économie spatiale – les enjeux sont élevés

Un engagement à participer au portail en orbite lunaire, dans le cadre de la prochaine stratégie spatiale, donnerait au monde entier le message que le Canada prévoit revendiquer sa place dans la nouvelle économie spatiale.

Il est essentiel pour nous d’y être. L’opportunité actuelle du marché mondial lié à l’espace est généralement estimée à 380 milliards de dollars, chiffre qui, selon les analystes, devrait atteindre plusieurs billions de dollars au cours des prochaines décennies.

L’avenir de certaines des industries, même les plus traditionnelles, sera dans l’espace. Par exemple, le secteur minier, où le Canada est un chef de file sur Terre. Un seul astéroïde, de la taille d'un terrain de football, contient entre 25 et 50 milliards de dollars de métaux rares et précieux. La NASA estime que la valeur totale des 18 000 astéroïdes actuellement à proximité de la Terre pourrait atteindre 700 quintillions de dollars. Ce n'est pas de la science-fiction. Les missions spatiales d’extraction minière commenceront dès les années 2020.

Le moment est venu pour une vision et des choix judicieux

L’avenir est à nos portes. Ainsi, en raison de l’ouverture de la dernière frontière, les pays et les entreprises se bousculent pour conquérir leur place dans la nouvelle économie spatiale. Des gouvernements ambitieux fixent leurs objectifs et revendiquent leurs droits. Le Luxembourg a pour objectif de devenir le premier pays du secteur de l’extraction spatiale. Le Royaume-Uni a pour objectif de conquérir 10 % du marché spatial mondial d'ici 2030.

Nous croyons que le gouvernement actuel du Canada a la sagesse et la vision d'investir aujourd'hui pour la prospérité continue du Canada de demain.

Le temps est venu pour un plan spatial à long terme pour le Canada, établissant le financement nécessaire pour maintenir et améliorer nos capacités existantes en robotique spatiale, en communications par satellite, en observation de la Terre et en sciences spatiales, et pour cultiver de nouveaux domaines de leadership. Il est temps de s'engager à participer au projet du portail en orbite lunaire. Il est temps de garantir la place du Canada dans l’espace.

Nous demandons aux Canadiens de prendre la parole sur les médias sociaux (#TiensbonCanada) et de communiquer avec les représentants élus pour leur faire savoir que vous appuyez un plan spatial subventionné et à long terme pour le Canada.

Comment pouvez-vous aider?

  • Partagez la nouvelle avec vos collègues, les membres ou toute autre personne que vous connaissez qui serait intéressée à contribuer à garantir la place du Canada dans l’espace.
  • Rendez-vous à https://dontletgocanada.ca/fr pour obtenir des renseignements supplémentaires.


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